La première fois que je suis tombée sur le blog de Raf, j'ai rigoulé toute seule comme une patate devant mon écran en dévorant toutes les archives ! Plus tard, je l'ai rencontré "pour de vrai" et j'ai constaté qu'il peut débiter autant de rigolages à l'oral qu'à l'écrit. Et qu'il est vraiment très, mais alors très, grand.

Le blog : Bon pour ton poil
Le facebook : Raph Flipflap de Bonpourtonpoil

"C’est la première fois qu’un blog m’invite à son anniversaire : je suis très impressionné. J’espère qu’il y aura des ballons et des clowns... En plus, je me retrouve au milieu de plein d’illustrateurs plus doués les uns que les autres alors que même pour badigeonner une tourte, j’ai du mal avec tout ce qui est pinceaux. Alors joyeux anniversaire, jeune blog, si tu veux, je te raconte une histoire...

Il était une fois, il y a bien longtemps, dans un royaume super lointain, un fonctionnaire dont le travail n’était pas des plus exaltants. Si bien que, jour après jour, il laissait son esprit vagabonder par monts, par vaux et sur le web, de peur de le retrouver mort étouffé entre une tâche administrative et une partie de démineur.

Un jour, alors que le malheureux fonctionnaire comptabilisait, classait, préemptait et fonctionnarisait à qui mieux mieux, son bienheureux esprit s’aventura bien plus loin que jamais, en des terres aussi chamarrées que bigarrées, où les couleurs étaient chaudes et les bliblus vagabonds. L’esprit s’égarait dans la clarté de fantômes aériens tandis que son fonctionnaire s’aliénait dans les obscurs alinéas d’un quelconque alinéa 23.3 bis.

L’esprit revint alors dare-dare et tonnelet de rhum au garrot chercher son possesseur et lui tint à peu près ce langage : « Hé, mec, arrête de bosser cinq minutes, y a Cali des cailloux qui laisse traîner des cartes blanches sur son blog, on va pouvoir passer de l’autre côté de l’autre côté des cailloux, c’est pas la fête, ça ? » Ce à quoi les légendes disent que le fonctionnaire répondit : « Grave. » Puis il se laissa aspirer par son écran aussi tactile que super classe, et plus personne ne le revit jamais."